Effroi technologique

Il y a plus de vingt-cinq ans déjà la chanson Mr. Roboto évoquait ce concept de l’être humain-robot (paroles par Dennis DeYoung du groupe Styx paru sur leur album concept Killroy Was Here de 1983) .

Mr. Roboto

Styx - Kilroy Was Here

Styx - Kilroy Was Here

Domo arigato, Mr. Roboto,
Mata ah-oo hima de
Domo arigato, Mr. Roboto,
Himitsu wo shiri tai

You’re wondering who I am-machine or mannequin
With parts made in Japan, I am the modren man

I’ve got a secret I’ve been hiding under my skin
My heart is human, my blood is boiling, my brain I.B.M.
So if you see me acting strangely, don’t be surprised
I’m just a man who needed someone, and somewhere to hide
To keep me alive-just keep me alive
Somewhere to hide to keep me alive

I’m not a robot without emotions-I’m not what you see
I’ve come to help you with your problems, so we can be free
I’m not a hero, I’m not a saviour, forget what you know
I’m just a man whose circumstances went beyond his control
Beyond my control-we all need control
I need control-we all need control

I am the modren man, who hides behind a mask
So no one else can see my true identity

Domo arigato, Mr. Roboto, domo…domo
Domo arigato, Mr. Roboto, domo…domo
Domo arigato, Mr. Roboto, domo…domo
Thank you very much, Mr. Roboto
For doing the jobs that nobody wants to
And thank you very much, Mr. Roboto
For helping me escape just when I needed to
Thank you-thank you, thank you
I want to thank you, please, thank you

The problem’s plain to see: too much technology
Machines to save our lives. Machines dehumanize.

The time has come at last
To throw away this mask
So everyone can see
My true identity…
I’m Kilroy! Kilroy! Kilroy! Kilroy!

Source des paroles

Voici aussi une création vidéo 3d postée en 2007 par PyromaniacStudios et qui réflète assez bien les paroles de cette chanson:

Et finalement le lien pour la vidéo originale de cette chanson. Petit rappel, produit et réalisé avec un petit budget, et bien avant l’avènement des technologies de montage et de trucage informatisées.

Vidéo sur tagele.

Publicités
À propos

Directeur général Association pour la création littéraire chez les jeunes « Permettre aux jeunes personnes de s'approprier leur littérature. »

Tagged with: , , ,
Publié dans Effroi technologique
4 comments on “Effroi technologique
  1. memesandme dit :

    En fait c’est bien intéressant que tu souligne l’influence des nouvelles technologies dans le panorama de la musique populaire.
    J’écoute dès l’instant l’album « Spiritual Machines » du groupe Our Lady Peace, album qu’ils ont entièrement composé en réponse au livre de Ray Kurzweil du même titre.
    Bon, loin d’être culte comme Domo Arigato, l’album (qui vieillit très mal par ailleurs) devient un appel artistique au futur de l’humain, entrecoupé par des extraits de lecture de l’auteur. Malgré que je conseille pas l’écoute du dit album, la découverte des influence mutuelles entre les théories futuristes et ses manifestation en art sont bien fascinantes: Serais-ce que l’art en tant que manifestation de l’imaginaire humain se voit surpassé par la science?
    Could truth be stranger than fiction?

    • macmaitre dit :

      Merci de ton commentaire memesandme.

      Je vais d’ailleurs faire une nouvelle entrée qui va rejoindre mon sujet d’origine avec une chanson nous liant au monde animal.

      Les arts réfléchissent la vie. Il n’est donc pas surprenant d’y trouver des manifestations sur notre questionnement.

      À propos de l’expression «la réalité est plus étrange que la fiction» j’ai trouvé ceci:

      Origins of Sayings – Truth is Stranger than Fiction
      About the history and origins behind the famous saying truth is stranger than fiction.
      Stories behind Famous Sayings
      The Saying: TRUTH IS STRANGER THAN FICTION.
      Who Said It: Lord Byron
      When: 1823
      The Story behind It: This line appears in Byron’s poem Don Juan:

      ‘Tis strange,-but true; for truth is always strange;
      Stranger than fiction: if it could be told,
      How much would novels gain by the exchange!
      How differently the world would men behold!

      In 1858 Josiah Henson (1789-1883), a Maryland-born slave, wrote an autobiography titled Truth Stranger than Fiction. Henson was supposedly the real-life Uncle Tom in Uncle Tom’s Cabin by Harriet Beecher Stowe.
      Source sur Trivia Library

      Dans le cours FLIT 472 – Histoire de la littérature française au féminin, perspectives historiques avec la professeur Claire La Brun, que j’ai suivi à l’automne l’an passé, on a couvert cet aspect avec les romans épistolaires, notamment avec les Lettres d’une péruvienne. Comment faire de la fiction et produire un document crédible et croyable.

      On en parle aussi dans le séminaire de cet automne du professeur Patrick Leroux FLIT 615 – Métadiscours dans les oeuvres littéraires lorsqu’on analyse l’écriture de Victor Lévy Beaulieu.

      Les romans biographiques de Fatou Diome, comme Le Ventre de l’Atlantique, ceux de Hampâté Bâ comme Amkoullel, l’enfant Peul, ou bien Une si longue lettre de Mariama Bâ, romans qu’on a étudié l’an passé dans le cours du professeur Françoise Naudillon FLIT 364 – Littératures africaines et antillaises sont d’autre exemples parmi tant d’autres de la transposition de la réalité en fiction.

      Mais comme exemple de réalité qui dépasse la fiction, je soumet le fait que lorsque Sir Arthur Conan Doyle a voulu cesser d’écrire Sherlock Holmes, écriture romanesque qu’il considérait «beneath him», le public ne l’a pas laissé faire et l’a presque obligé de poursuivre la vie de ce personnage pendant plusieurs années — voir « The Final Problem » dans The Memoirs of Sherlock Holmes (1891), et dont l’adresse 221b Baker Street à Londres est encore aujourd’hui plus populaire [auprès de milliers de touristes] que le 10 Downing Street (adresse officielle du Premier Ministre). Référence que j’ai écrit dans un travail sur Marcel Pagnol dans le cadre d’un tutorat avec le professeur Sylvain David à l’automne dernier.

      Pour beaucoup de lecteurs étrangers à la France du Midi, Marseille et son arrière pays c’est dans l’oeuvre de Marcel Pagnol tant ses pièces, ses films, ses romans que ses romans autobiographiques et non pas dans sa réalité d’aujourd’hui qu’ils existent. Des dizaines de milliers de touristes chaque années visitent les lieux des récits de Pagnol. Et pour d’autres, l’arrière pays est celui de Jean Gionno. Je cite mon texte à nouveau « la mince ligne entre la réalité et la fiction des constructions pagnolesques s’estompe dans l’imagination du public. C’est donc de ce réalisme que peut être accusé Marcel Pagnol. D’avoir créé et animé des personnages qui transcendent la fiction, même en contexte culturel précis, dit de régionalisme, grâce à leur spécificité universelle, et qui viennent à meubler l’imaginaire collectif. Ça c’est de l’Art. »

      Dans le roman historique The Source de James A. Mitchener, qui avec Les Misérables de Victor Hugo, Don Quijote de la Mancha de Miguel de Cervantes et The Pillars of the Earth de Ken Fowlett sont parmis mes préférés, il est fait mention du fait que les visiteurs en Terre Sainte s’attendent à y voir des scènes bibliques et qu’ils sont très surpris et même outrés que la vie y soit de même que dans n’importe quel autre pays industrialisé.

      Bien des séries télévisées ou des films renvoient une image de notre société et parfois les gens se redéfinissent avec ces images même. Un grand cercle, et s’il n’est pas toujours vicié, il est parfois vicieux.

      Lorsque mon père, illettré, est parti de Marseille pour Montréal en 1956, il venait simplement y acheter un manteau de fourrure pour sa mère. Elle n’a jamais eu le manteau, et il n’est jamais parti d’ici car il a éventuellement eu sa «Cabane au Canada». L’El Dorado du continent américain a la vie dure pour les Européens, de même que le .rêve de l’El Norte pour les Sud-Américains.

  2. Ollivier dit :

    Un extrait de Erewhon, de Samuel Butler. Là aussi une peur qui se fait sentir:

    « Who shall say that a man does see or hear? He is such a hive and swarm of parasites that it is doubtful whether his body is not more theirs than his, and whether he is anything but another kind of ant-heap after all. May not man himself become a sort of parasite upon the machines? An affectionate machine-tinkling aphid?
    It is said by some that our blood is composed of infinite living agents which go up and down the highways and byways of our bodies as people in the streets of a city. When we look down from high place upon crowded thoroughfares, is it possible not to think of corpuscles of blood traveling through veins and nourishing the heart of the town? No mention shall be made of sewers, nor of the hidden nerves which serve to communicate sensations from one part of the town’s body to another; nor of the yawning jaws of the railway stations, whereby the circulation is carried directly into the heart – which receive the venous lines, and disgorge the arterial, with an eternal pulse of people. And the sleep of the town, how life-like! with its change in the circulation. »
    p. 179

  3. Merci M. Dyens.

    Une citation appropriée.

    Déjà depuis plusieurs années, lorsque j’ai une conversation à ce sujet, je propose que les humains ne sont qu’un virus temporaire sur la terre et que nous serons notre propre victime, si la tendance se maintient, comme dirait Bernard Derome. Malheureusement, nous aurons détruit de nombreuses espèces dans notre aveuglement. La Terre saura toutefois se remettre de notre présence car elle a le temps géologique de son côté.

    Au début des années 1970, j’ai vu de nombreuses fois les films de la série «La Planète des singes» d’après le roman éponyme de Pierre Boule. J’ai aussi vu à de nombreuses reprises le film d’anticipation «Les Soleils verts (v.f. de Soylent green)» sorti en 1973. Ce dernier m’a enlevé tout espoir sur l’avenir de l’humanité en tant qu’espèce.

    En 1976, j’ai écrit un commentaire dans le cadre de mon cours de français en 12e année au Nouveau-Brunswick, qui traitait des signes avant-coureurs de guerre mondiale. Et bien que je n’ai pas touché précisément au centre de ma cible, on a vu par la suite les massacres en ex-Tchécoslovakie, au Rwanda, en Chéchénie, dans plusieurs pays d’Afrique (encore aujourd’hui), en Iraq, au Mexique, en Afganistan (par les soviétiques et par Nato)… Toutes ces guerres à qui les fabricants fournissent des armes.

    Malgré les traités de non-prolifération et de réduction des arsenaux nucléaires, il y a de plus en plus de pays qui ont ces armes, et on peut facilement se demander quand sera leur prochain usage.

    En 1978, j’ai même écrit un commentaire publié dans le «Moncton Times-Transcript» et qui s’intitulait «La Planète des coléoptères». J’y traitait déjà des formes de vies qui survivrait à un cataclysme nucléaire potentiel.

    Ce que j’ai vécu depuis ces années n’a pas amélioré mon opinion sur le genre humain. Au contraire. Et ça malgré la chance que j’ai de bénéficier de l’amour d’une partenaire exceptionnellement bien agencée à ma petite personne, mon épouse Janet.

    Encore aujourd’hui, jeu eu envie de verser des larmes. Janet essaie de faire un calcul de ce que le monde entier pourrait faire pour aider la planète, les animaux et les personnes si nous convertissions toutes les dépenses militaires à des fins humanitaires. Même à un peu plus de cinquante ans, elle aimerait encore pouvoir croire à cette utopie. Que je l’aime.

    Veuillez excuser cet intermède plus personnel. Mais, je crois fermement que puisque «je pense, donc je suis» doit être obligatoirement accompagné de je ressens, donc j’existe. L’un sans l’autre est incomplet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire a ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par e-mail.

Rejoignez 357 autres abonnés

Partagez

Bookmark and Share

Mes archives
Catégories
%d blogueurs aiment cette page :