Élections Montréal 2013-il faut dire la vérité

Lettre ouverte à M. Paul Cliche,

ancien conseiller municipal de Montréal (Rassemblement des citoyens de Montréal)
cofondateur du Mouvement pour une démocratie nouvelle
soutenant le parti Québec Solidaire
C’est avec intérêt que je lis habituellement vos commentaires périodiques que vous nous faites parvenir par courriel. Votre perception des événements politiques intéresse toujours les personnes, qui comme moi, aiment envisager des points de vue différents. J’ai particulièrement apprécié votre analyse du résultat probables des élections 2013 à Montréal que vous nous avez fait parvenir le 22 octobre où vous prévoyez l’élection d’un maire avec une minorité de conseillers élus de son équipe. Analyse qui semble fort juste étant donné le taux exceptionnel d’indécis, même à deux jours des élections.
Toutefois, votre dernier texte intitulé « À Montréal aux élections du 3, on ne prévoit pas de grand coup de balai démocratique », envoyé par courriel le 30 octobre, comporte lui des erreurs factuelles suffisamment importantes pour que je vous en fasse part publiquement. Reste à savoir si vous circulerez l’information dans votre réseau.
En effet, vous mettez dans le même panier en les traitant de champignons improvisés « l’Équipe Denis Coderre, la Coalition Montréal de Marcel Côté et  le groupe du Vrai changement pour Montréal de Mélanie Joly ». En ce qui a trait à la Coalition Montréal – Marcel Côté, vous n’y êtes pas du tout, comme je vous l’explique ci-dessous.
Vous écrivez aussi « Ces assemblages hétéroclites appuient un chef autoproclamé. Ce dernier désigne des candidats pour former un semblant d’équipe dont la durée de vie est généralement éphémère se disloquant si le succès électoral n’est pas instantanément au rendez-vous.  » Pour ce qui est de la Coalition Montréal – Marcel Côté, avec ce commentaire, vous êtes véritablement hors piste et vous ne rendez pas service à votre auditoire. À moins que votre seul but ne soit de nuire aux adversaires de Projet Montréal, seul des principaux partis que vous n’attaquez pas. Ce qui n’est pas exclu.
Vous ajoutez et je cite « Le plateforme électorale de ces groupes est peu étoffée: le ramassis de quelques idées bien emballées grâce aux techniques éprouvées du marketing électoral. C’est à s’y méprendre, on croirait avoir affaire à un contenu authentique, bien réfléchi alors qu’il ne s’agit que du toc: quelques idées à la mode présentées dans un emballage accrocheur. » Alors là, M. Cliche, avec tout le respect que je vous dois, on peut aisément se demander ce que vous fumiez au moment d’écrire ces inepties, du moins en ce qui concerne Coalition Montréal – Marcel Côté.
Je ne peux pas parler au nom des deux autres formations que vous attaquez, ni au nom de celle que vous défendez. Mais je peux parler au nom de la Coalition Montréal – Marcel Côté, sans sanction officielle, donc à titre privé en tant que citoyen engagé, puisque j’en fait partie. Et pour les besoins de transparence, j’occupe au sein de Coalition Montréal – Marcel Côté les fonctions bénévoles de Responsable de district dans Ahuntsic pour la candidate Chantal Jorg au sein de l’équipe d’Étienne Brunet, lui-même conseiller municipal sortant de Sault-aux-Récollets et maintenant candidat à la mairie de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. Et malgré ce fait, je ne ferai pas ici de politique partisane (ou si peu), je ne ferai que vous donner la vérité, telle que je l’ai constatée à l’interne.
Lors de la réunion préparatoire au démarrage de la campagne électorale Montréal 2013, juste avant la création officielle de Coalition Montréal - Marcel Côté — Louise Harel, Chantal Jorg, Claude Filimenti

Lors de la réunion préparatoire au démarrage de la campagne électorale Montréal 2013, juste avant la création officielle de Coalition Montréal – Marcel Côté — Louise Harel, Chantal Jorg, Claude Filimenti

Sachez d’abord que la Coalition Montréal c’est aussi Vision Montréal de Louise Harel. Ce que peu de gens savent, hors de membre du parti, c’est que depuis trois ans, Mme Harel courtise M. Côté afin qu’ils forment une coalition pour mieux gérer Montréal. Mme Harel, codirectrice de cette nouvelle coalition, a reconnu dès le début de son mandat de conseillère municipale que Montréal était mal gérée et que l’argent des contribuables était mal dépensé. L’administration précédente est même allé jusqu’à l’injonction pour essayer de faire taire Mme Harel lorsqu’elle s’est opposé au conseil municipal du fait que le comité exécutif de Montréal décidait en deux heures mensuelles, à huis clos sans débats des élus, d’octroyer de 80 à 100 million $ de contrats, chaque mois, sans compter les dépenses pour la gestion de la ville. Après l’éclaboussement et les scandales et suivant les départs des maires Tremblay et Applebaum, c’est Mme Harel qui est devenue cheffe de la majorité et elle a effectivement géré Montréal dans les derniers mois avec une coalition des élus.
On peut s’étonner de cette alliance entre Mme Harel et M. Côté. Leurs positions politiques respectives se trouvent aux antipodes : Mme Harel représente l’électorat majoritairement francophone et indépendantiste alors que M. Côté représente les intérêts fédéralistes auxquels s’attachent une forte majorité d’anglophones et d’allophones. Unir l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud de Montréal. Voilà le but de la Coalition Montréal. Difficile de bien gérer Montréal, en ne contrôlant qu’une moitié. Difficile de bien représenter les citoyens de tout Montréal à partir d’un seul quart. Vous connaissez comme moi le « Grand fossé » creusé plus ou moins par le boulevard St-Laurent tout comme dans l’album d’Astérix. La Coalition Montréal – Marcel Côté pourrait représenter une potion magique, qui sans rendre invincible, permettrait de vaincre les Romains de la corruption et de la malversation.
Il y a eu une négociation intense entre les membres de la direction de Vision Montréal et l’équipe de Marcel Côté afin d’harmoniser l’approche philosophique et d’aplanir les difficultés techniques qui ont abouti, juste au moment du début de la présente campagne électorale, à la création de la formation Coalition Montréal – Marcel Côté. Loin de s’autoproclamer, comme vous dites, Marcel Côté a été coopté. Étant donné son expertise et se revenus, que viendrait-il faire d’autre que servir les citoyens dans cette galère? D’ailleurs les trois chefs de partis opposés n’ont-ils (et elle) pas indiqué publiquement, à la télévision, qu’ils feraient appel aux talents de M. Côté s’ils ou elle étaient éluEs? Serait-ce ça un véritable  leader qui n’a ni besoin de le crier sur les toits, ni d’être faussement modeste?
La plateforme électorale de Coalition Montréal – Marcel Côté est en fait la plateforme développée lors de plusieurs réunions du parti Vision Montréal de Louise Harel, dont la dernière lors du conseil général réunissant les élus de Vision Montréal les candidats aspirants et autres membres du parti pour y travailler le texte final lors de divers ateliers (gestion, gouvernance, habitation, développement économique, transport…), rencontre finale ayant pris place au Centre St-Pierre le 24 août 2013. Chaque point de la plateforme a fait l’objet de discussions et d’amendements, même en plénière. Il faut aussi savoir que nous étions les premiers à présenter une plateforme générale pour la ville et des plateformes spécifiques pour chaque arrondissement, le tout à dévoiler progressivement au cours de la campagne. La plateforme de Coalition Montréal – Marcel Côté est donc l’aboutissement de concertation entre élus municipaux, candidats aspirants et citoyens engagés. Elle reflète donc des besoins réels et des aspirations légitimes de la population et non pas de l’emballage marketing sans contenu comme vous le mentionnez M. Cliche.
Nous avons d’ailleurs remarqué que depuis le début de la campagne, toutes les autre formations, toutes? oui toutes! ont emprunté à notre plateforme ou modifié leur propre plateforme afin d’aller dans le même sens de la nôtre pour offrir des éléments qui plaisent aux citoyens ou qui sont nécessaires à leur bien-être. Notre plateforme, elle, n’as pas été modifiée.
Par exemple, pour confirmer par l’absurde ce dernier fait, notre engagement de limiter la densification dans les quartier résidentiels, notamment en ne construisant pas plus haut que trois étage sur des rues résidentielles, un élément avec lequel les citoyens d’Ahuntsic sont en fort accord  comme ils et elles l’ont démontré lors de leur lutte contre le projet Musto, a forcé Projet Montréal à enlever de son site leur programme d’augmentation de la densification. Ça ne s’invente pas ça, mais comment le prouver?
Ensuite, il y a eu des assemblée d’investiture, où les citoyens et les membres du parti sont présents, dans tous les arrondissements où se présentent les candidats et candidates de Coalition Montréal – Marcel Côté. Ce qui invalide votre critique à ce sujet. Même mieux, il y a des bureaux de Coalition Montréal – Marcel Côté  dans tous les arrondissements, ou bien partagés officiellement avec le bureau central sur la rue Ontario. Où sont les bureaux des autres formations? Téléphonez et demandez, vous verrez les réponses, ou plutôt le manque de réponses, qui peuvent être cocasses dans plusieurs arrondissements. Mieux encore, tous les candidats de Coalition Montréal – Marcel Côté demeurent déjà dans l’arrondissement où ils et elles se présentent. Plus de la moitié sont des femmes, plusieurs représentent des citoyens nouvellement arrivés, et même deux candidates se véhiculent en chaises roulantes et peuvent donc parler d’expérience des besoins fondamentaux d’accessibilité dans l’espace public. La plupart sont issu du milieu social ou communautaire de leur arrondissement. Des citoyens et citoyennes engagéEs.
Coalition Montréal - Marcel Côté — Lors de l'investiture dans Ste-Marie et dans St-Jacques pour les candidatures de Louise Harel et de François Robillard

Coalition Montréal – Marcel Côté — Lors de l’investiture dans Ste-Marie et dans St-Jacques pour les candidatures de Louise Harel et de François Robillard

Lors de l'nvestiture dans Ahuntsic-Cartierville; candidats Chantal Jorg, Louis-Gilles Molyneux, Jean-Jacques Lapointe et Étienne Brunet (Jean Héon à venir).

Lors de l’nvestiture dans Ahuntsic-Cartierville; candidats Chantal Jorg, Louis-Gilles Molyneux, Jean-Jacques Lapointe et Étienne Brunet (Jean Héon à venir).

Vous écrivez à propos de notre « système électoral boiteux », et je vous concède que la représentativité mixte avec une composante d’élus selon le taux global de vote serait un amélioration au provincial et au fédéral, mais ce système existe déjà au municipal avec l’élection du maire de la ville et des maires d’arrondissement soumis au résultat du vote populaire. Quant à la présence de conseillers élus pour la ville centre, dont vous déplorez l’absence avec raison, cela fait partie intégrante de la plateforme de Coalition Montréal – Marcel Côté, car il n’est pas normal que les presque 80 000 citoyens du centre-ville ne puissent pas élire l’ensemble de leurs conseillers.
Finalement, et ça vous n’en parlez pas, il n’y a pas de bénévoles rémunérés avec Coalition Montréal – Marcel Côté. Personne ne nous verse une somme de 50 $ pour mettre une affiche du parti au balcon. Personne ne nous verse des 100 $ pour faire des appels téléphoniques à partir de la maison afin d’échapper aux contrôle des inspecteurs du Directeur général des élections (DGE). Nous ne paierons pas des 20 $ pour inciter des personne à aller voter pour nous. Ce que je constate tous les jours c’est l’engagement de citoyens et citoyennes à promouvoir des candidats de qualité, comme je le fais bénévolement une cinquantaine d’heures, six jours par semaine (sans compter les trente heures de transport hebdomadaires entre le bureau d’arrondissement où j’oeuvre et mon domicile). Je prend même mon jour de congé pour vous préparer la présente réplique qui me trotte dans la tête depuis deux jours.
Votre façon désinvolte de ridiculiser notre engagement citoyen m’a incité à vous écrire cette lettre ouverte M. Cliche. Non seulement vous êtes sorti de l’analyse impartiale, mais vous avez pris partie en colportant certaines vérités qui ne s’appliquent pourtant pas toujours à vos adversaires. J’oses espérer que vous corrigerez auprès de vos lecteurs ces déficiences ou qu’à tout le moins que vous annonciez plus ouvertement les couleurs de votre arc-en-ciel.
Respectueusement,
Claude Filimenti
Directeur général
Association pour la création littéraire chez les jeunes
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Directeur général Association pour la création littéraire chez les jeunes « Permettre aux jeunes personnes de s'approprier leur littérature. »

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Publié dans Élections municipales, Démocratie, Droit de parole, Partis municipaux, Politique municipale

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